Le gouvernement bloque les rentrées d’argent des sites de téléchargement illégal

Télécharger toutes sortes de contenus sur Internet, écouter de la musique ou visionner un film en streaming sont des pratiques désormais courantes. Et c’est d’autant plus facile avec un logiciel de téléchargement comme Internet Download Manager, qui réduit considérablement le temps d’obtention des fichiers et permet de les organiser pour simplifier la tâche de l’internaute.

Nouvelle action du gouvernement contre les sites illicites

Cependant, il n’est pas possible de prendre tout et n’importe quoi, car l’Hadopi sévit contre le téléchargement illégal et le piratage en ligne en France. Les utilisateurs qui passent par les plateformes de partage sont dans le collimateur de l’autorité et s’exposent à des sanctions.

Les coupables se voient dans un premier temps avertir par email, mais les récidives peuvent aboutir à des poursuites et au paiement d’une amende. En effet, le téléchargement illégal constitue un délit de contrefaçon passible d’une peine d’emprisonnement jusqu’à 3 ans et de 300.000 euros d’amende.

Le gouvernement déploie de nouvelles mesures contre le téléchargement illégal

Afin de pénaliser les sites proposant le streaming, le téléchargement illicite ou le référencement d’œuvres protégées par des droits d’auteur, après s’être attaqué à leurs revenus publicitaires, le gouvernement français mène une nouvelle offensive visant à fermer les vannes de financement.

Pour cela, il inclut les spécialistes acteurs du paiement en ligne tels que Paypal, Mastercard ou Visa aux côtés des ayant-droit afin que les premiers cessent de proposer leurs services sur les plateformes incriminées. Le ministre des Finances Michel Sapin et la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin ont ainsi mis sur pied un comité de suivi des bonnes pratiques en matière de systèmes de paiement en ligne.

Établissement d’une liste noire de contrevenants

Selon Fleur Pellerin, au sein de ce comité, ayant-droits et professionnels des moyens de paiement peuvent mutuellement se signaler les sites qui vendent des contenus culturels illégaux sans considération pour les droits d’auteurs.

Des campagnes de sensibilisation seront par ailleurs menées, et des listes noires, dressées. Les sites qui « contreviennent massivement » seraient immédiatement fermés ; une centaine de sites, dont 60 % sont implantés hors de l’Hexagone, se trouvent dans le collimateur du comité, qui fera l’objet de deux réunions annuelles.

Toutefois, cette initiative se heurte au problème de l’essor des moyens de paiement décentralisés et des crypto-monnaies comme le Bitcoin. Par ailleurs, la participation au dispositif reste exclusivement basée sur le volontariat.

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